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Audi A6 3.0 TDI quattro: Business as usual

Publiée le lundi 11 juillet 2011

Depuis l’Audi 100 rebaptisée A6 en 1994, sept générations de routières se sont succédé pour propulser Audi au rang d’acteur incontournable dans le haut-de-gamme. La nouvelle A6 reste fidèle à la classique silhouette trois volumes, laissant l’originalité du hayon «fastback» aux A5 et A7. Un break Avant est aussi dans les starting-blocks (lancement en septembre). Les hommes d’affaires pressés ont donc plus que jamais l’embarras du choix.
La gamme A6 s’échafaude autour de cinq motorisations, qui développent de 130 à 220 kW (respectivement 177 à 300 ch). Nous avons jeté notre dévolu sur la version diesel 3.0 TDI Quattro S-Tronic, qui réunit un V6 diesel gorgé de couple, une boîte automatique à double embrayage et la transmission intégrale.

Intérieur spacieux
Le profane peut facilement confondre l’A6 avec l’A8. En cause notamment, le gabarit de la «petite dernière», qui avoue pas moins de 4,92 m de long pour 1,87 m de large. Si l’on en juge les porte-à-faux relativement réduits, il doit y avoir une sacrée place à bord. . . Une impression confirmée par les mesures, puisque les passagers arrière disposent d’un maximum de 40 cm au niveau des jambes. En largeur aux coudes, le constat est tout aussi positif: 154 cm à l’avant et 149 cm à l’arrière.

L’accès à bord est aisé, même s’il faut un peu baisser la tête pour atteindre la banquette. Tendus d’un cuir chocolat (option) des plus chaleureux, les sièges sont une invitation au voyage. Celui du conducteur, avec sa grande amplitude de réglages, permet à chacun de définir une position de conduite optimale.

Une fois n’est pas coutume, la qualité de finition Audi fait son effet. Les matériaux de haute qualité – y compris les appliques de frêne choisies sur notre voiture – sont assemblés avec le plus grand soin alors que le dessin du mobilier est plus recherché que par le passé. Une liste chromée relie les deux contre-portes en passant sous la baie du pare-brise. La gâchette du frein de stationnement électromécanique et le bouton du démarreur sont posés sur la console médiane, à proximité immédiate de l’index.

MMI perfectionné
Le tableau de bord est chargé mais les compteurs restent bien lisibles. On retrouve, sur la console, une molette de commandes centralisées MMI (Man Machine Interface ou Multi Media Interface chez Audi) reliée à un fin écran couleur escamotable de 6,5 pouces. Le système reste un modèle du genre puisqu’on le maîtrise «à l’aveugle» après quelques heures de conduite.

L’option Navigation Plus (4800 francs) apporte une extension baptisée «MMI touch», qui se présente sous la forme d’un «pad» tactile permettant notamment d’écrire – pour les droitiers – leur destination du bout de l’index. Les numéros affichés en surface correspondent aux stations de radio et font aussi office de clavier de téléphone.

Pour 1100 francs, la climatisation bizone devient «Comfort Plus» et régule aussi la température aux places arrière. L’interface Bluetooth, l’installation audio Bose et la caméra de recul font aussi partie des options, onéreuses mais parfaitement fonctionnelles.

En attendant le break, la berline A6 offre déjà un bon volume de chargement, le coffre proposant 530 dm3 avec les dossiers arrière en place et 995 dm3 en les rabattant.

La force!
La multiplication des équipements embarqués et la qualité de construction léchée se paient logiquement sur la balance, malgré le recours intensif à des matériaux légers. Notre A6 diesel à transmission intégrale avoue 1900 kg à vide (1720 kg de base d’après la donnée d’usine) et dépasse allègrement les deux tonnes après l’embarquement. Lestée par les options, la voiture n’a pas pu reproduire le temps d’usine de 6,1 s à l’accélération de 0 à 100 km/h. Mais le niveau de performances reste élevé. En outre, comme par magie, la masse de l’auto disparaît au moment de prendre la route. Réactive, souple, agile, la grande Audi se conduit comme une compacte, avec un confort de limousine.

L’A6 maîtrise les virages remarquablement. Son gabarit se ressent forcément dans les épingles, mais elle se plie volontiers à la conduite «active». Le puissant moteur est servi par une boîte à double embrayage très prompte à changer les rapports, la direction répondant pour sa part exactement à l’angle imprimé au volant. Pour parfaire le comportement dynamique, l’A6 offre trois paramétrages: Comfort, Auto et Dynamic. Ceux-ci influencent les tarages des ressorts pneumatiques. Sur Dynamic, la voiture vire quasiment à plat, l’assistance de direction électrique (une première à ce niveau de gamme) se raffermit, la réponse aux gaz devient plus incisive et la boîte modifie ses lois de passage.

L’insonorisation poussée et le raffinement mécanique aboutissent à un niveau sonore très faible, a fortiori pour une voiture diesel dont le V6, pour l’anecdote, a perdu 25 % de poids par rapport à la première génération. A 120 km/h en septième, le sonomètre affiche 63,5 dB.

L’énorme couple culmine à 500 Nm à 1400 tr/min déjà et reste constant jusqu’à 3000 tours. Le signe d’une très grande disponibilité. Le V6 délivre ses 245 ch à 4000 tours, mais il n’est même pas utile de monter si haut pour rouler vite. Notons que l’A6 est capable de tracter deux tonnes sur une pente à 12 %. Idéal pour les grosses caravanes.

Sécurité au top
Etant donné le poids et les performances, la consommation de 8,1 l aux 100 km apparaît modérée et elle ne varie que dans de faibles proportions: de 7,5 à 9,3 l selon le chargement, le relief et le type de conduite. Les palettes de sélection sont amusantes en conduite sportive, mais la gestion automatique est tout aussi efficace quand on sélectionne le mode S (Sport). La puissance des freins a été accrue de 20 % par rapport à l’A6 précédente. Epaulés par des Goodyear Eagle F1, ils sont capables de stopper la voiture sur à peine 35,5 m à 100 km/h.

La sécurité, active et passive, est assurée par une pléthore d’assistances pour la plupart proposées en paquet. Autant d’équipements qui font grimper sérieusement le tarif. A ce propos, notre allemande atteignait 113'780 francs, une somme faramineuse composée à 44 % d’options, le prix de base s’établissant à 79'200 francs. La pilule est difficile à avaler, mais il faut rendre à César ce qui lui appartient: «notre» A6 bardée de (presque) tous les raffinements confine à la perfection.

Source: http://www.bluewin.ch/fr/index.php/1483,426378/Audi_A6_3.0_TDI_quattro__Business_as_usual/fr/autoetmoto/



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